
Pourquoi le mot “stratégie” peut faire peur aux petites entreprises ?
« Il faudrait que je mette en place une stratégie de communication.«
Cette phrase peut sembler évidente pour un professionnel de la communication. Mais pour beaucoup de dirigeants de TPE, artisans, commerçants, indépendants ou petites entreprises, elle peut surtout provoquer une réaction du genre :
« Une stratégie ? Mais… je ne suis pas une grande entreprise !«
Ou encore :
« Je veux simplement trouver de nouveaux clients. Pourquoi faut-il parler de stratégie ? »
La bonne nouvelle, c’est qu’une stratégie de communication n’est ni compliquée, ni réservée aux grandes entreprises. Et surtout, elle ne consiste pas à produire un document de 50 pages que personne ne relira jamais.
Une stratégie de communication, c’est plus simple qu’on ne l’imagine
Très simplement : une stratégie, c’est savoir où l’on veut aller, à qui l’on veut s’adresser et comment on va s’y prendre pour y arriver.
Prenons un exemple.
Vous êtes artisan. Vous voulez développer votre activité et trouver davantage de clients.
Vous pouvez décider de :
- publier sur Facebook ;
- créer un compte Instagram ;
- refaire votre site internet ;
- distribuer des flyers ;
- participer à un salon ;
- envoyer une newsletter ;
- essayer la publicité en ligne…
Toutes ces actions peuvent être intéressantes. Mais une question essentielle se pose :
Pourquoi faites-vous chacune de ces choses ?
Si vous n’avez pas la réponse, vous risquez surtout de multiplier les actions… sans forcément obtenir davantage de résultats.
Sans stratégie, on communique souvent « au fil de l’eau »
C’est une situation que beaucoup de petites entreprises connaissent.
- On publie quand on a le temps.
- On change une information sur le site quand quelqu’un nous le signale.
- On fait un flyer parce qu’un événement approche.
- On ouvre un compte Instagram parce que «tout le monde y est».
- On publie une promotion parce que les ventes ralentissent.
- Puis on recommence.
Ce n’est pas forcément mauvais. C’est simplement une communication réactive, construite au fur et à mesure. Le problème, c’est qu’elle peut manquer de cohérence et devenir chronophage.
Se poser les bonnes questions avant de choisir les outils
Avant de choisir les outils, on prend un peu de recul.
Par exemple :
1. Qui voulez-vous toucher ?
Vos clients ne sont pas « tout le monde ».
Un artisan qui travaille essentiellement avec des propriétaires d’une maison individuelle n’aura pas nécessairement la même communication qu’un consultant qui s’adresse à des dirigeants de PME.
2. Qu’avez-vous à leur apporter ?
- Pourquoi devraient-ils choisir votre entreprise plutôt qu’une autre ?
- Quel problème résolvez-vous ?
- Quelle différence faites-vous ?
3. Quel est votre objectif ?
Voulez-vous :
- être davantage connu localement ?
- obtenir plus de demandes de devis ?
- remplir votre agenda ?
- lancer une nouvelle activité ?
- développer votre clientèle professionnelle ?
- fidéliser vos clients existants ?
- faire connaître un événement ?
4. Où vos clients vous cherchent-ils ?
Votre présence doit être là où vos clients potentiels sont réellement.
Cela peut être Google, votre site internet, LinkedIn, Facebook, Instagram, une newsletter, des événements locaux, des partenaires, le bouche-à-oreille…
Il n’est pas nécessaire d’être partout. Il faut surtout être au bon endroit, avec le bon message.
Le webmarketing, lui aussi, peut rester simple
Le terme peut lui aussi sembler très «technique». Pourtant, le webmarketing désigne simplement l’utilisation des outils numériques pour faire connaître votre entreprise, attirer des prospects, créer une relation avec eux et les amener à passer à l’action.

Cela peut passer par :
- votre site internet ;
- le référencement naturel (SEO) ;
- Google et les recherches locales ;
- les réseaux sociaux ;
- l’emailing ;
- les contenus de votre blog ;
- des campagnes publicitaires ;
- des formulaires de contact ;
- des outils de suivi et d’analyse.
Là encore, le sujet n’est pas de tout faire.
Le sujet est de choisir ce qui est pertinent pour votre activité.
Un exemple concret pour une petite entreprise locale
Imaginons une petite entreprise locale qui souhaite développer sa clientèle.
On pourrait construire une démarche comme celle-ci:
Objectif : obtenir davantage de demandes de devis.
↓
Cible : propriétaires situés dans une zone géographique précise.
↓
Message : mettre en avant son savoir-faire, ses réalisations et ses différences.
↓
Points de contact :
- un site internet clair ;
- une présence locale bien travaillée sur Google ;
- quelques contenus utiles ;
- des publications régulières sur les réseaux sociaux pertinents ;
- des témoignages clients ;
- éventuellement une campagne publicitaire ciblée.
↓
Suivi : On regarde ce qui fonctionne et ce qui doit être amélioré.
Voilà.
C’est déjà une stratégie. Pas besoin de jargon compliqué.
Pas besoin d’être une multinationale.
Pas besoin non plus d’être présent sur six réseaux sociaux.
Une stratégie n’est pas un plan figé
C’est également important.
Une stratégie n’est pas quelque chose que l’on définit une fois pour toutes et que l’on applique aveuglément pendant trois ans.
- Votre entreprise évolue.
- Vos clients évoluent.
- Votre marché évolue.
- Les outils numériques évoluent.
- Votre stratégie doit donc pouvoir évoluer elle aussi.
C’est davantage une boussole qu’une autoroute. Elle donne une direction tout en permettant d’ajuster le chemin.
Chez AgorAdora : clarifier, structurer, activer
Chez AgorAdora, je résume ma démarche en trois mots :
Clarifier · Structurer · Activer
Clarifier, c’est comprendre votre entreprise, votre activité, vos clients, vos objectifs et ce qui vous rend différent.
Structurer, c’est transformer ces éléments en une direction claire: positionnement, messages, supports, canaux et priorités.
Activer, c’est passer à l’action : contenus, réseaux sociaux, site internet, supports de communication, emailing, visibilité locale ou accompagnement de vos projets.
Et surtout, on adapte la démarche à votre réalité.

Parce qu’une stratégie de communication pour un artisan, une association, un commerce local ou une PME industrielle ne peut pas être exactement la même.
Avez-vous vraiment besoin d’une “stratégie” ?
Peut-être que le mot vous semble encore un peu grand. Alors oublions le un instant.
Posez-vous simplement ces cinq questions :
- À qui est-ce que je veux m’adresser ?
- Qu’est-ce que je veux lui dire ?
- Quel objectif est-ce que je poursuis ?
- Quels sont les meilleurs moyens de toucher cette personne ?
- Comment vais-je savoir si cela fonctionne ?
Si vous pouvez répondre clairement à ces questions, vous avez déjà posé les bases de votre stratégie. Et si vous ne savez pas encore y répondre, ce n’est pas un problème.
C’est précisément à cela que peut servir un accompagnement.
Chez AgorAdora, l’objectif n’est pas de vous faire entrer dans une usine à gaz.
C’est de vous aider à y voir plus clair, à faire les bons choix et à transformer votre communication en actions utiles.
Une stratégie, finalement, ce n’est pas faire plus. C’est faire mieux. Et surtout, faire les bonnes choses dans le bon ordre.
Vous avez l’impression de communiquer un peu « au feeling » sans vraiment savoir si vos actions vont dans la bonne direction ?
Je vous propose d’en parler lors d’une session de cadrage (30 mn), pour faire un premier point.
Parce qu’avant de communiquer davantage, il est parfois simplement nécessaire de prendre un peu de recul.

- Une stratégie de communication n’est pas réservée aux grandes entreprises.
- Elle permet de clarifier ses objectifs, ses cibles et ses messages.
- Elle aide à choisir les bons canaux : site web, Google, réseaux sociaux, emailing, événements locaux…
- Pour une TPE, un artisan ou un indépendant, l’objectif n’est pas de tout faire, mais de faire les bons choix.
- Une communication efficace commence par une direction claire.


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